Nouveau ! Nature Junior N°16 : Les chauves-souris

Tous les mammifères « volants » ne volent pas ! Les écureuils volants, les phalangers volants (petits cousins des kangourous) et les lémurs volants d’Asie (aussi appelés galéopithèques) planent. Les seules véritables espèces capables d’un vol battu sont les chauves-souris. Leur aile, bien différente de celle des oiseaux, n’a pas de plumes, mais une membrane appelée « patagium », tendue entre bras, mains, doigts, jambes et queue. Actives surtout la nuit, les chauves-souris remplacent les hirondelles et les martinets, diurnes, quand ceux-ci vont se reposer.

En France, y compris en Bourgogne-Franche-Comté, elles sont insectivores et chassent leurs petites proies de multiples manières. En hiver, quand il n’y a plus d’insectes, elles se cachent et hibernent jusqu’au printemps suivant. Il existe 36 espèces de chauves-souris dans le pays (hexagone). Ce sont surtout de petits animaux : certaines ne sont pas plus grandes qu’un pouce et ne pèsent pas plus qu’une pièce de 50 centimes. La plus grande espèce du monde atteint environ 1,5 m bras écartés pour à peine plus d’1 kg. Dans l’hexagone et notre région, les plus grandes avoisinent les 50 cm d’envergure, pour un poids autour de 50 g. Dans le monde, les spécialistes des chauves-souris, aussi devenus nocturnes pour les étudier, ont décrit plus de 1400 espèces. Il est facile de reconnaître une chauve-souris de près et de jour.

Ce sont les seuls mammifères ailés. La nuit, c’est plus compliqué. L’observation de leur face peut aider : certaines ont de petites, grandes ou très grandes oreilles, d’autres un petit museau « normal » ou un nez en forme de fer à cheval, très original. Elles voient, entendent et captent même des sons que nous n’entendons pas : les ultrasons. Leur navigation nocturne ne repose pas sur la vue, mais sur l’ouïe. Elles ont « inventé » le sonar des millions d’années avant les humains. Leur mode de vie est étroitement lié aux saisons, aux paysages, aux gîtes et aux zones de chasse. Aujourd’hui, elles subissent de nombreuses menaces : disparition des haies, assèchement des zones humides, destruction de leurs abris et usage d’insecticides.

C’est aussi le cas en Bourgogne Franche-Comté, où la diversité en chauves-souris est pourtant riche. Avec une faible natalité (un seul petit par an) malgré une grande longévité, leur futur interroge. Cette revue présente ces enjeux et l’importance de leur préservation. Les petites chauves-souris ont maintenant besoin de vous : apprenons à mieux les aider. 

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